En bref
À seulement une heure de route de Bogotá, le Parc National Chingaza est un joyau naturel incontournable pour les amoureux de la nature et de l’aventure. Niché dans les Andes colombiennes, il s’étend sur plus de 76 000 hectares et abrite l’un des écosystèmes les plus fascinants au monde : le páramo. Ce paysage unique, souvent enveloppé de brume, se caractérise par ses vastes prairies parsemées de frailejones, des plantes emblématiques de la région, et ses lacs d’altitude d’une beauté saisissante.
Chingaza n’est pas qu’un régal pour les yeux, c’est aussi un sanctuaire pour la biodiversité. On peut y apercevoir le condor des Andes, symbole de liberté, ou encore l’ours à lunettes, une espèce rare et unique espèce d’ours en Amérique du Sud. Pour les amateurs d’ornithologie, plus de 400 espèces d’oiseaux peuplent les environs, offrant une symphonie naturelle inoubliable.
Mais ce parc n’est pas seulement un havre de paix pour la faune et la flore : il joue un rôle crucial pour l’humanité. Ses sources d’eau pure alimentent Bogotá et les villes voisines, fournissant une ressource vitale à des millions de personnes. En explorant Chingaza, tu découvres non seulement un lieu magique, mais aussi un exemple vivant de la symbiose entre l’homme et la nature.
Parc National Chingaza
Notre avis : la beauté des Andes ★★★
Les Andes dévoilent leur splendeur dans le Parc National Chingaza, où randonner s’est révélé être une expérience véritablement magique. Dès notre arrivée, nous étions enveloppé par le calme et la sérénité qui caractérisent ce sanctuaire naturel. Les paysages, à couper le souffle, alternent entre vastes prairies de páramo ornées de frailejones – ces plantes iconiques – et lacs cristallins qui semblent capturer le ciel. Pour nous, inclure une randonnée dans un páramo est essentiel lors d’un voyage en Colombie. Ce type d’écosystème, unique au monde et présent dans seulement quatre pays, trouve son plus grand représentant ici, en Colombie. Chingaza offre une opportunité idéale pour découvrir cette richesse naturelle, notamment sur le sentier menant aux Lagunas de Siecha (nous en parlons plus en détail plus bas). Chaque chemin parcouru nous a dévoilé de nouveaux panoramas, comme si le parc souhaitait distiller ses merveilles peu à peu. On se sent infiniment petit face à l’immensité, surtout lorsque la météo capricieuse joue avec nous, ajoutant une touche dramatique à l’expérience. Seul bémol : bien que proche de Bogotá, l’accès au parc peut être un défi. Mais pas d’inquiétude, nous expliquons tout en détail dans cet article.
Quand visiter le Parc National Chingaza ?
Le Parc National Chingaza est accessible tout au long de l’année, sans fermetures ponctuelles, contrairement à des parcs comme Tayrona, qui ferment à certaines périodes. La meilleure période pour visiter le Parc National Chingaza s’étend de décembre à mars, pendant la saison sèche. Durant ces mois, les précipitations sont moins fréquentes. Cela dit, le parc peut être visité toute l’année, mais la saison humide, d’avril à novembre, apporte des averses régulières et un brouillard plus dense.
Fréquentation touristique au Parc National Chingaza : la fréquentation touristique du Parc National Chingaza reste relativement modérée, ce qui en fait une destination idéale pour les voyageurs en quête de tranquillité et de nature préservée. Malgré son emplacement à proximité de Bogotá, le parc attire principalement des visiteurs locaux et des passionnés d’écotourisme en nombre restreint. Lorsque nous y étions, en pleine semaine, il y avait en tout moins de 15 personnes, en différents groupes, pour les départs le matin. La réglementation stricte visant à protéger cet écosystème fragile limite également le nombre de visiteurs et encadre les activités autorisées, garantissant ainsi une expérience paisible et respectueuse de l’environnement. Les sentiers, tels que celui des Lagunas de Siecha, sont prisés par les randonneurs, mais restent loin des foules. Le mieux est d’éviter le weekend pour les personnes souhaitant le plus de tranquillité.
Climat au Parc National Chingaza : le climat du Parc National Chingaza est typique des régions de páramo, caractérisé par des températures fraîches et des variations rapides entre soleil, pluie et brouillard. Situé à une altitude comprise entre 2 600 et 4 000 mètres, le parc offre un climat généralement froid, avec des températures moyennes oscillant entre 4 et 15 °C tout au long de l’année. Les précipitations sont fréquentes, en particulier pendant les saisons humides, qui s’étendent généralement d’avril à novembre. Pendant cette période, les averses peuvent être intenses mais souvent de courte durée. Les mois de décembre à mars sont plus secs, ce qui en fait la meilleure période pour visiter le parc, notamment pour les activités de randonnée. Pour une visite confortable, prévois des vêtements chauds (système de couches pour s’adapter au mieux), imperméables et adaptés aux changements rapides de climat. Bien qu’imprévisible, le climat de Chingaza contribue à la magie du parc, offrant des paysages qui changent au gré des nuages et de la lumière.
Mieux connaître Le Parc National Chingaza
Le parc national naturel de Chingaza est l’un des écosystèmes les plus importants de la Colombie, situé dans la région orientale du pays, à quelques kilomètres de Bogotá. Cet espace protégé est un sanctuaire de biodiversité et une source essentielle de ressources en eau pour des millions de personnes. Voici une exploration de son histoire, de sa géographie, de ses écosystèmes, de sa faune et de sa flore, ainsi que de ses attraits touristiques.
Histoire
Le parc national naturel de Chingaza a été créé en 1977 dans le but de préserver ses écosystèmes uniques et de garantir l’approvisionnement en eau pour la capitale du pays et les communautés environnantes. Avant l’arrivée des colons espagnols, cette région était habitée par les Muiscas, qui considéraient le páramo comme un lieu sacré. Le nom « Chingaza » provient de la langue muisca et signifie « montagne du dieu de la nuit ».
Le parc abrite plusieurs lagunes et lacs sacrés, des lieux d’une importance spirituelle majeure pour les civilisations précolombiennes de la région. Ces plans d’eau étaient les scènes de grandes cérémonies religieuses, rassemblant les Caciques, ces chefs spirituels des diverses communautés indigènes. Parmi les lacs les plus célèbres, on retrouve Iguaque (hors Chingaza), Guatavita (hors Chingaza) et Siecha, qui faisaient partie d’un réseau sacré où les rites de dévotion aux dieux étaient régulièrement pratiqués. Ces rituels impliquaient des offrandes précieuses, souvent en or et en autres matériaux symboliques, dans l’espoir de favoriser la fertilité de la terre, la prospérité du peuple et la bienveillance divine.
C’est dans ce contexte que l’on a découvert l’emblématique « radeau Muisca », un artefact d’or représentant la cérémonie du « El Dorado », une légende ancestrale des Muisca qui raconte le rituel du Cacique plongé dans les eaux sacrées avec des trésors en or. Ce geste symbolisait l’alliance avec les dieux et la prospérité du peuple. Le radeau, magnifiquement détaillé, offre un témoignage fascinant de cette légende et de la richesse spirituelle de ces peuples. Aujourd’hui, cet objet emblématique est exposé au Musée de l’Or de Bogotá, où il continue de fasciner les visiteurs par sa beauté et son lien avec les mythes et traditions de la culture Muisca.
Géographie & écosystèmes
Le parc s’étend sur environ 76 600 hectares et couvre des territoires des départements de Cundinamarca et de Meta. Son altitude varie entre 800 et 4 020 mètres au-dessus du niveau de la mer, ce qui permet la coexistence de divers types d’écosystèmes, allant des forêts de nuages aux célèbres páramos. Les principales sources d’eau du parc sont les rivières Guatiquía, Blanco et Chuza, ainsi que de nombreuses lagunes, notamment les lagunes de Buitrago de Siecha ou encore de Chingaza, d’une grande importance culturelle et écologique.
Le parc se distingue par la présence de plusieurs types d’écosystèmes, notamment la forêt de nuages, qui couvre une grande partie du parc à des altitudes moyennes. Ces forêts sont riches en biodiversité et abritent une grande variété de plantes, dont des broméliacées, des orchidées, et des fougères. La forêt de nuages est également un habitat privilégié pour de nombreuses espèces d’oiseaux, de mammifères et d’insectes. En altitude, les paysages se transforment en prairies andines, où les conditions de vie sont plus rudes et où l’on trouve des espèces adaptées aux climats froids et aux sols pauvres en nutriments.
Un autre écosystème important du parc est celui des páramos, des écosystèmes de haute montagne (entre 3 000 et 5 000m d’altitude) caractérisés par une végétation qui résiste aux conditions extrêmes, comme les températures basses et l’humidité élevée. Les páramos jouent un rôle crucial dans la régulation du cycle de l’eau, en captant et en stockant l’eau de pluie qui alimente les rivières et les réservoirs souterrains. Ce phénomène est d’une importance capitale pour les régions environnantes, notamment Bogotá, qui dépend en grande partie de l’eau provenant du parc (80% de son eau viendrait de Chingaza !).

Biodiversité
Le Parc National Naturel Chingaza abrite une diversité impressionnante de faune, adaptée aux différentes conditions géographiques et altitudinales, qui varient entre 800 et 4000 mètres d’altitude. Cette grande diversité est le résultat de l’adaptation des espèces aux multiples écosystèmes et aux divers types de végétation présents dans la région.
Parmi les mammifères recensés, on trouve 101 espèces, dont certaines particulièrement emblématiques comme l’ours des Andes (Tremarctos ornatus), le cerf à queue blanche (Odocoileus virginianus goudotii), le cerf rouge (Mazama rufina) et le puma (Puma concolor), qui représentent des éléments essentiels de la faune locale.
Le parc est également un lieu de refuge pour de nombreuses espèces d’oiseaux, avec un total de 531 espèces recensées. Parmi celles-ci, on peut citer le colibri barbu des páramos (Oxypogon gerinii), le râle de Bogotá (Rallus semiplumbeus), le majestueux condor des Andes (Vultur gryphus) et le Coq-de-roche péruvien (Rupicola peruvianus), tous emblématiques de la richesse aviaire du parc.
En ce qui concerne les autres groupes d’animaux, on dénombre également 49 espèces d’amphibiens et 32 espèces de reptiles, parmi lesquelles figurent des espèces remarquables comme le crapaud arlequin (Atelopus lozanoi), la grenouille des montagnes de Bogotá (Pristimantis bogotensis), le lézard collarejo (Stenocercus trachycephalus) et la salamandre (Gonatodes riveroi). Ces différentes espèces témoignent de l’exceptionnelle biodiversité qui caractérise ce parc naturel.
Le Parc national naturel de Chingaza abrite une flore riche et variée, incluant plusieurs espèces endémiques caractéristiques de la Colombie. Parmi elles, le Frailejón Espeletia uribei se distingue, une plante qui croît dans la zone de transition entre le páramo et la forêt andine. Ce parc renferme plus de 1 400 espèces végétales, ce qui en fait un véritable réservoir de biodiversité. On peut y observer fréquemment des mousses de marais, capables d’absorber jusqu’à 40 fois leur poids en eau, jouant ainsi un rôle clé dans l’humidité de l’écosystème. Les forêts de la haute Andine sont dominées par des espèces telles que l’Encenillo (Weinmannia spp.), le Gaque (Clusia multiflora) et le Tibar (Escallonia myrtilloides), formant des paysages luxuriants et diversifiés.
En altitude, dans les zones de páramo, on retrouve des frailejones (Espeletia grandiflora et E. killipii), des prairies d’herbes de montagne comme celles du genre Calamagrostis, des arnikas (Senecio spp.) et des tourbières qui, avec leur végétation particulière, contribuent à l’équilibre écologique du parc. Ces écosystèmes sont essentiels non seulement pour la conservation de la flore mais aussi pour la régulation de l’eau et du climat local.
Tourisme
Le parc national naturel de Chingaza est une destination idéale pour les amateurs de nature et d’écotourisme. Parmi les activités les plus populaires, on trouve :
- Randonnée : Plusieurs sentiers traversent le parc, comme celui de la lagune de Chingaza et celui menant au secteur de Monterredondo.
- Observation de la faune et de la flore : Les visiteurs peuvent profiter de l’observation des oiseaux et admirer la végétation unique du páramo.
- Culture : Certains circuits incluent des visites de sites d’importance culturelle et archéologique liés aux Muiscas.
Il est important de noter que l’accès au parc est réglementé pour minimiser l’impact environnemental. Il est recommandé de visiter avec des guides autorisés et de respecter les règles de conservation.
Visiter Le Parc National Chingaza
Notre aventure aux Lagunas de Siecha, un joyau du Parc National Chingaza
Nous allons te raconter, dans les moindres détails, notre aventure sur le sentier des Lagunas de Siecha, au cœur du Parc National Chingaza. Soyons clairs dès le départ : nous avons adoré cette expérience et la recommandons sans hésiter. Voici pourquoi.
Notre journée a commencé à Bogotá, où nous étions basés. Pour faciliter l’organisation, nous avons fait appel à l’agence de Felipe, un Colombien parlant français (et anglais). Comme nous l’avons évoqué dans d’autres articles, visiter Chingaza depuis Bogotá en aller-retour sur une journée est un véritable défi logistique. Passer par une agence permet d’alléger cette contrainte, bien que cela ait un coût (950 000 COP pour deux personnes).
Réveil à 6h30, et Felipe était déjà à notre porte, prêt à nous emmener. Après environ une heure de route, nous avons marqué un arrêt à La Calera pour un bon petit-déjeuner colombien. Une pause bienvenue, car il nous fallait de l’énergie pour affronter la randonnée à venir. À La Calera, nous avons également rencontré Leo, notre guide agréé, passionné par l’écosystème de Chingaza et ses histoires fascinantes.
La route jusqu’au poste de contrôle du parc, via l’entrée de Guasca, a été une aventure en soi. Nous avons quitté le chaos urbain pour des paysages ruraux, faits de fermes dispersées et de montagnes majestueuses. À mesure que nous approchions du parc, les routes devenaient de plus en plus dégradées. Les derniers kilomètres, sur un chemin défoncé, ont mis la vieille berline de Felipe à rude épreuve. Finalement, à un kilomètre du poste de contrôle, nous avons dû poursuivre à pied.
Ce premier kilomètre, bien que non officiel, a été riche en découvertes. Leo nous a parlé des pins importés du Canada il y a des décennies pour alimenter l’industrie du bois. Ces arbres, bien que majestueux, ont eu des effets néfastes sur l’écosystème local, et un programme a été mis en place pour limiter leur propagation. Nous avons même eu la chance d’observer un colibri en pleine action, butinant des fleurs sur le bord du chemin. Un spectacle fascinant.
Arrivés au poste de contrôle, nous avons été accueillis par une équipe de rangers. Pendant que nous nous inscrivions au registre des visiteurs, l’un d’eux nous a présenté le parc et les règles à respecter pour préserver cet environnement fragile. Ce jour-là, un lundi, il n’y avait pas foule : une quinzaine de visiteurs, répartis en petits groupes. Après avoir laissé les autres partir, nous avons commencé notre ascension, impatients de découvrir les célèbres lagunes.
Le chemin jusqu’aux Lagunas de Siecha est une montée progressive. Leo nous a guidés à travers cet écosystème unique qu’est le páramo, tout en partageant des récits sur les Muiscas, une grande civilisation précolombienne. Ces derniers considéraient Chingaza comme un lieu sacré, et les lagunes étaient au cœur de leurs cérémonies rituelles. La signification de « Chingaza », soit « Les montagnes du Dieu de la nuit », et celle de « Siecha », ou « homme de l’eau », prennent tout leur sens lorsqu’on est sur place.
Après un effort modéré mais intensifié par l’altitude, nous sommes enfin arrivés au sommet. Là, les Lagunas de Siecha se sont dévoilées, entourées par des montagnes imposantes. Ce paysage était à couper le souffle, presque irréel. Les trois lagunes, nichées à différentes altitudes, semblaient suspendues dans le temps. Nous nous sommes arrêtés pour contempler cette scène majestueuse, tandis que Leo nous racontait les rituels muiscas qui se déroulaient ici.
Après une pause pour savourer cet instant unique et reprendre des forces, nous avons entamé la descente. Cette partie de la randonnée nous a permis de nous approcher des rives d’une des lagunes, et d’admirer des frailejones de 5 à 6 m de haut, ces plantes emblématiques des páramos, essentielles à la captation de l’eau. La pluie s’est invitée, mais heureusement, elle est restée légère, et nos ponchos imperméables nous ont bien protégés.
La descente a été un moment de contemplation. Le ciel couvert et les nuages lourds ajoutaient une touche dramatique au paysage, renforçant le caractère mystique de l’endroit. Après environ quatre heures de marche au total, nous sommes revenus au poste de contrôle. Côté faune, nous n’avons pas eu la chance d’apercevoir des animaux. Pas d’ours à lunettes ni de puma ou de cerf cette fois, mais rien que de savoir qu’ils vivent dans ces montagnes ajoutait une dimension fascinante à notre randonnée.
Un dernier effort pour parcourir le kilomètre qui nous sépare de la voiture, et nous voilà sur le chemin du retour vers Bogotá. Cette première immersion dans les Andes nous a certes fatigués, mais elle nous a surtout profondément marqués. Cette journée restera gravée dans nos souvenirs, non seulement pour la splendeur des paysages, mais aussi pour tout ce que nous avons découvert sur la culture locale et l’écosystème unique de cette région. Si vous êtes en quête d’une expérience qui allie nature grandiose, histoire fascinante et dépassement de soi, le sentier des Lagunas de Siecha est une étape incontournable.

Options de randonnées possibles
Le Parc National Chingaza possède 4 sentiers de randonnée.
Un seul secteur peut être visité par jour en raison de la distance des itinéraires et des conditions météorologiques.
Pendant la randonnée, le guide te fournira de nombreux détails sur la flore locale, chaque plante étant essentielle à cet écosystème difficile. Tu auras aussi l’occasion d’en apprendre davantage sur les Muiscas, une civilisation qui habitait la région et pour qui plusieurs sites du parc étaient sacrés. Enfin, avec un peu de chance, tu pourras apercevoir des animaux tels que des colibris, des cerfs, des condors, et peut-être même l’ours à lunettes ou le puma (spoiler : nous avons seulement vu un colibri et une sauterelle).
Les niveaux de difficulté mentionnés ci-dessous s’adressent à des personnes habituées à la randonnée, y compris sur des terrains avec du dénivelé.
Sentier Lagunas de Siecha
Entrée de Guasca – Difficulté : moyenne
Le sentier Lagunas de Siecha est l’un des parcours emblématiques du parc national de Chingaza, offrant un mélange unique de paysages naturels et de richesse culturelle. Situé dans un écosystème de páramo, ce sentier de difficulté moyenne conduit aux trois lagunes sacrées de Siecha, considérées comme un lieu d’importance spirituelle pour la culture Muisca. Le chemin traverse une végétation typique composée de frailejones, de mousses et de lichens, tout en offrant des vues panoramiques sur les montagnes environnantes.
Avec une distance d’environ 6 kilomètres aller-retour et une altitude atteignant 3 700 mètres, ce sentier demande une bonne condition physique en raison du dénivelé modéré de 350 mètres. Il faut prévoir environ trois heures pour l’explorer, en prenant le temps d’apprécier les paysages et d’apprendre sur l’histoire et l’écosystème unique de la région.
- Distance : 5,18 km
- Dénivelé : +350 m
- Altitude maximale : 3 700 m
- Durée : 3h30
Sentier Las Plantas del Camino (Laguna de Chingaza)
Entrées de Piedras Gorgas ou La Paila – Difficulté : facile
Ce sentier est situé au bord de la lagune de Chingaza et le long du Río Frío, est un parcours linéaire de 4 km qui te plongera dans l’histoire et la magie de la région. Autrefois utilisé pour l’élevage de bétail et comme passage pour les muletiers, ce chemin traverse aujourd’hui l’un des complexes aquifères les plus importants au monde, reconnu comme zone Ramsar. En suivant le sentier, tu longeras la lagune de Chingaza, la plus grande du parc national, entourée par les sommets majestueux de la Serranía de los Organos et par l’Alto del Gorro, une montagne sacrée pour la culture Muisca. Tout comme la lagune, cette montagne est un lieu de profonde valeur spirituelle et cosmogonique, traversé par les Muiscas lors de leurs pèlerinages pour rendre hommage à leurs dieux.
Pour rejoindre ce lieu exceptionnel, tu devras parcourir environ 78 km depuis la municipalité de La Calera, ce qui correspond à environ 3 heures de route. Le trajet comprend 50 km jusqu’à Monterredondo, puis 28 km supplémentaires jusqu’au début du sentier. En chemin, tu auras la chance de découvrir des paysages spectaculaires comme l’Alto de Cóndores et la vallée des Frailejones, qui te donneront un aperçu de la beauté incomparable de cette région unique.
- Distance : 4,5 km
- Dénivelé : +100 m
- Altitude maximale : 3 300 m
- Durée : 2h30
Sentier Suasie
Entrées de Piedras Gorgas ou La Paila – Difficulté : facile
Le sentier Suasie se trouve dans le secteur de Monterredondo, sous la juridiction de la municipalité de Fómeque, Cundinamarca. Ce sentier en boucle s’étend sur 2,4 kilomètres et atteint une altitude maximale de 3 124 mètres. Il traverse divers écosystèmes, notamment la forêt andine haute (forêt claire et forêt dense de nuages), le páramo, ainsi qu’un point de vue offrant une vue imprenable sur le réservoir de Chuza. La flore y est particulièrement riche, et la faune comprend des espèces emblématiques comme le cerf de Virginie et de nombreux oiseaux d’importance, dont la perruche à ailes jaunes (Pyrrhura calliptera).
La visite, qui inclut une interprétation environnementale, dure environ deux heures. Elle permet de découvrir l’histoire du territoire et de ses habitants, notamment celle des Muiscas, ainsi que des informations sur la flore, la faune, et les ressources en eau, un des services écosystémiques clés offerts par cette zone protégée.
- Distance : 2,47 km
- Dénivelé : +93 m
- Altitude maximale : 3 124 m
- Durée : 1h30
Sentier Laguna Seca
Entrées de Piedras Gorgas ou La Paila – Difficulté : facile
Le sentier Laguna Seca est un circuit de faible difficulté, idéal pour une balade tranquille dans un écosystème de páramo. Long d’environ 2 kilomètres, il se parcourt en une heure et demie et culmine à une altitude de 3 630 mètres. Le sentier mène à une lagune d’origine glaciaire en cours de sédimentation, évoluant progressivement en zone humide. La végétation environnante est typique du páramo, avec des milliers de frailejones, des mousses et des lichens qui tapissent le paysage.
Le sentier est non couvert et se trouve à environ 1 heure et 45 minutes de route depuis le village de La Calera. Pour le visiter, il est obligatoire d’être accompagné d’un guide, qui peut encadrer jusqu’à 10 personnes par groupe. Si le groupe dépasse ce nombre, un guide supplémentaire sera nécessaire. Enfin, veille à prévoir une place dans ton véhicule pour le guide qui t’accompagnera.
- Distance : 1,70 km
- Dénivelé : +26 m
- Altitude maximale : 3 629 m
- Durée : 1h00

Prix & Horaires du Parc National Chingaza
Comme l’ensemble des parcs nationaux colombiens ouverts au public, un droit d’entrée est nécessaire pour y accéder.
Horaires : les entrées se font entre 07h00 et 10h30.
Coût de l’entrée du Parc Chingaza
Moyen de paiement : Espèces uniquement
| Visiteur | Tarif (par personne) |
|---|---|
| Colombien ou membre du CAN ou étranger résidant en Colombie | 26 000 COP |
| Étrangers | 71 000 COP |
| Voiture | 19 000 COP |
Coût d’une sortie organisée via une agence depuis Bogotá
De nombreux voyageurs optent pour une sortie organisée à Chingaza, car cela s’avère plus pratique, rapide et enrichissant. Cependant, il faut prévoir un certain budget, le transport constituant une part importante des coûts. Voici quelques indications de tarifs pour deux personnes, qu’il s’agisse d’une excursion privée ou d’un tour partagé à la journée, au départ de Bogotá.
| Coût indicatif (pour 2 personnes) | |
|---|---|
| Tour privé incluant transport privé, petit-déjeuner, snack, entrée du parc, guide aggréé | 800 000 – 1 000 000 COP |
| Tour partagé incluant transport privé, petit-déjeuner, déjeuner fast-food, entrée du parc, guide aggréé | 190 000 COP |
Guide & Réservation
Il est OBLIGATOIRE d’être accompagné d’un guide agréé. À l’entrée du parc, le personnel du poste de contrôle vérifiera l’identité de ton guide et tiendra à jour un registre.
Il faut obligatoirement réaliser une réservation, généralement effectuée par le guide, car chaque sentier à un quota journalier de visiteur : maximum 50 visiteurs par jour !
AGENCES
Felipe (elcafetour) : colombien parlant français et anglais organisant notamment des sorties privées et personnalisées dans la région de Bogotá (mais aussi dans toute la Colombie). Inclu transport, guide.
Explora Verde : Une agence proposant des excursions privées à Chingaza au départ de Bogotá, incluant le transport et un guide. Elle est légèrement moins coûteuse que celle de Felipe, bien que nous ne l’ayons pas testée.
GuiaNat : GuiaNat propose des tours groupés (jusqu’à 8-10 personnes) à des dates définies, en espagnol, à Chingaza mais aussi d’autres espaces naturels autour de Bogotá.
Corpochingaza : organisation communautaire, idéal pour les voyageurs véhiculés cherchant uniquement le guide environnemental obligatoire pour entrer dans le parc.
Comment se rendre au Parc National Chingaza ?
Le Parc national naturel de Chingaza propose 3 entrées principales. il faut obligatoirement passer par l’une d’entre-elle, pour commencer la randonner avec un guide agréer.
Voici des indications pour rejoindre le parc en transport public, quand cela est possible (et tu vas vite te rendre compte que c’est plus compliqué qu’il n’y parait).
Entrée de Guasca
(Lagunas de Siecha)
- Depuis le village de Guasca (en transport public) : tu peux prendre un bus ou un taxi pour rejoindre Paso Hondo, dans la zone rurale de La Trinidad. Une fois là-bas, il faudra continuer à pied sur environ 6 kilomètres (1h30 de marche), pour atteindre le poste de contrôle de Siecha. Fais bien attention sur le chemin, car la route est fréquentée par des camions transportant des marchandises.
- Depuis Bogotá (en transport public) : Il n’existe PAS de transport en commun direct depuis Bogotá pour accéder au Parc national de Chingaza. Il est donc impraticable de partir de Bogotá, visiter le parc, et revenir à Bogotá dans la même journée. Les seules solutions pour une excursion d’une journée depuis Bogotá sont soit de louer un véhicule, idéalement un 4×4, soit de faire appel à une agence spécialisée qui inclut le transport dans ses services.
Entrée de Piedras Gordas
(Lagunas de Buitrago, Laguna Seca, Suasie trail, Laguna de Chingaza, Cuchillas de Siecha)
- Depuis le village de La Calera (en transport public) : ce secteur est accessible uniquement en véhicule privé ou de location, car aucun service de transport public ne dessert cette zone.
- Depuis Bogotá (en transport public) : Il n’existe PAS de transport en commun direct depuis Bogotá pour accéder au Parc national de Chingaza. Il est donc impraticable de partir de Bogotá, visiter le parc, et revenir à Bogotá dans la même journée. Les seules solutions pour une excursion d’une journée depuis Bogotá sont soit de louer un véhicule, idéalement un 4×4, soit de faire appel à une agence spécialisée qui inclut le transport dans ses services.
Entrée de La Paila
(Lagunas de Buitrago, Laguna Seca, Suasie trail, Laguna de Chingaza, Cuchillas de Siecha)
- Depuis le village de Fómeque (en transport public) : Il y aurait un bus de Fómeque à San Juanito, qui passe par le poste de contrôle de La Paila les lundis, mercredis, jeudis et samedis. Cependant, cette route ne revient pas le même jour et il n’y a pas de camping ou d’hébergement disponible. Il y a aussi des Jeeps emmenant les randonneurs au parc.
- Depuis le village de San Juanito (en transport public) : voir la route précédente Fómeque à San Juanito, mais dans l’autre sens.
- Depuis Bogotá (en transport public) : Il n’existe PAS de transport en commun direct depuis Bogotá pour accéder au Parc national de Chingaza. Il est donc impraticable de partir de Bogotá, visiter le parc, et revenir à Bogotá dans la même journée. Les seules solutions pour une excursion d’une journée depuis Bogotá sont soit de louer un véhicule, idéalement un 4×4, soit de faire appel à une agence spécialisée qui inclut le transport dans ses services.
Conseil : bien que Chingaza soit proche de Bogotá, organiser une excursion d’une seule journée reste compliqué en raison de l’accès peu pratique (rien en transport en commun). Nous recommandons donc de louer un véhicule adapté, comme un 4×4, ou de faire appel à une agence spécialisée qui prend en charge tous les aspects logistiques, y compris le transport.

Où dormir pour visiter le Parc National Chingaza ?
Afin de découvrir le Parc National Naturel Chingaza via une sortie d’une journée, il existe plusieurs options pour se loger, plus ou moins intéressantes selon le moyen de transport choisi, le budget et le standing souhaité.
Bogotá
Bogotá est, de manière évidente, l’option la plus pratique, car en tant que capitale, elle constitue souvent le point d’arrivée des voyageurs, que ce soit par avion ou par bus. La ville offre une multitude d’options d’hébergement, adaptées à tous les goûts et budgets. Contrairement à des localités comme La Calera, Guasca ou Fómeque, Bogotá propose également une grande variété d’activités et de visites, ce qui en fait une base idéale pour explorer les environs.
Cependant, Bogotá présente un inconvénient majeur : c’est la ville la plus éloignée des différentes entrées du parc Chingaza. Cela peut rendre l’excursion coûteuse, car il faudra soit réserver une excursion d’une journée avec une agence incluant le transport, soit louer un véhicule de type 4*4-pour accéder aux postes de contrôle les plus proches.
EN SAVOIR PLUS
Quartier de La Candelaria

$ – Budget économe
Hostal
Granada Hostel
(La Candelaria)
Les petits déjeuners y sont délicieux, le personnel et le gérant accueillants, la literie très confortable, les lieux d’une propreté irréprochable, la décoration soigneusement pensée et l’ambiance générale très agréable.

$ – Budget économe
Hostal
Spotty Bogotá Centro
(La Candelaria)
Cette auberge chic est nichée en plein cœur de Bogotá et offre un rooftop mémorable ! Sa grande piscine et ses jacuzzis chauffés sont un vrai régal ! Le petit-déjeuner est succulent, et les dortoirs sont très confortables !

$$ – Budget moyen
Hôtel
Hotel Quinta Bolivar
(La Candelaria)
Idéalement situé pour explorer le quartier, cet établissement offre des chambres fonctionnelles et des lits très confortables. Le petit-déjeuner est délicieux et le propriétaire est très sympathique. Recommandé à 100%.

$$ – Budget moyen
Hôtel
Hotel Casa de la Vega
(La Candelaria)
Situé dans un bel emplacement, cet établissement bénéficie d’un personnel aimable et serviable. Le petit-déjeuner est de qualité. L’architecture de style colonial confère à l’endroit un charme particulier, accentué par ses patios.

$$$ – Budget élevé
Hôtel
The Orchids
(La Candelaria)
Cet hôtel offre une atmosphère paisible et intimiste, avec seulement quelques chambres. Décoré avec soin et raffinement, tandis que le personnel est charmant et les petits déjeuners délicieux.

$$$ – Budget élevé
Hôtel
Hotel bh Bicentenario
(La Candelaria)
Cet établissement bénéficie d’un emplacement idéal, au pied du Monserrate et à proximité immédiate du musée de l’or. Les lits sont très confortables et les chambres offrent une vue dégagée et agréable.
Quartier de Chapinero

$ – Budget économe
Hostal
Urbana Hostel
(Chapinero)
Le personnel se montre très disponible et offre un accueil exceptionnel. L’emplacement dans la Zona T est idéal. De plus, le rapport qualité-prix est excellent. Nous recommandons vivement cet hôtel !

$ – Budget économe
Hostal
Hostal Macondo
(Chapinero)
L’emplacement est excellent, situé dans un quartier très agréable regorgeant de cafés, restaurants et bars. Les dortoirs sont impeccables, offrant des lits confortables et un espace suffisant.

$$ – Budget moyen
Hôtel
Hotel B3 Virrey
(Chapinero)
Situé dans un quartier animé et sécurisé, l’établissement offre des chambres paisibles et un personnel attentionné. Le service de petit déjeuner buffet est simple et efficace. Personnel serviable et aimable.

$$ – Budget moyen
Hôtel
Hotel Espacio 94
(Chapinero)
Les chambres sont spacieuses et bien entretenues, dans un emplacement idéal à proximité de nombreux restaurants et bars, notamment le parc 93. L’établissement est géré par des personnes très sympathiques.

$$$ – Budget élevé
Hôtel
EK Hotel
(Chapinero)
L’emplacement central, entouré d’une multitude de restaurants, associé à la gentillesse du personnel, ainsi qu’à la qualité exceptionnelle du petit déjeuner, font de cet endroit un choix parfait dans le quartier.

$$$ – Budget élevé
Hôtel
GHL Hotel Bioxury
(Chapinero)
L’hôtel offre une vue imprenable sur la ville et est niché dans un quartier animé, regorgeant de restaurants et de magasins. Le personnel est chaleureux, les chambres confortables et le petit déjeuner généreux.
Quartier de Usaquén

$ – Budget économe
Hostal
Usaquen Station Hostel
(Usaquén)
Cette auberge et son personnel sont tout simplement remarquables. Leur gentillesse, leur serviabilité et leur générosité sont extraordinaires. De plus, l’auberge est située dans un quartier très sûr.

$ – Budget économe
Hostal
Hostal CasAlé Usaquén
(Usaquén)
L’établissement est d’une propreté impeccable et offre un service clientèle remarquable. Le quartier offre des commodités telles qu’une pharmacie, des restaurants, un distributeur automatique, un marché.

$$ – Budget moyen
Hôtel
Zana Hotel Boutique
(Usaquén)
L’emplacement est tout simplement idéal ! Le quartier est sûr et parfait pour se promener, avec une multitude de commodités. La literie est confortable et la chambre était propre. L’accueil a été incroyable.

$$ – Budget moyen
Hôtel
Hotel Primitivo
(Usaquén)
Le personnel se montre très attentif et apporte un soutien exceptionnel. Les chambres sont bien entretenues et assez calmes la nuit. Le petit déjeuner est suffisant et avec 3 choix, il est délicieux et en bonne quantité !

$$$ – Budget élevé
Hôtel
NH Collection Bogota Hacienda Royal
(Usaquén)
La vue depuis la chambre est magnifique, et la terrasse ajoute du charme. L’emplacement est parfait, avec le centre commercial adjacent. Le personnel est agréable.

$$$ – Budget élevé
Hôtel
W Bogota
(Usaquén)
L’accueil chaleureux, la chambre confortable, les délicieux petits déjeuners et les restaurants proposant une cuisine absolument fabuleuse contribuent à faire un séjour de rêve dans un quartier vraiment agréable !
Avantages :
- Large choix de logements.
- Large choix de restaurants.
- Très bien desservie (par bus ou avion).
- Idéal pour rester quelques jours (beaucoup de choses à faire dans et hors de la ville).
Inconvénients :
- Plus onéreux car impossible d’aller à Chingaza en bus. Il est donc indispensable de louer une voiture (4×4), ou de réserver une excursion auprès d’une agence.
La Calera
Le village de La Calera est un point de départ idéal pour accéder à l’entrée de Piedras Gordas du parc Chingaza, et, dans une moindre mesure, à l’entrée de Guasca. Cependant, les options d’hébergement y sont bien plus limitées qu’à Bogotá, et le village lui-même n’offre pas de réel intérêt touristique en dehors de sa proximité avec le parc.
Avantages :
- Économique. Il est économiquement plus intéressant de se rendre au parc depuis La Calera que depuis Bogotá.
- Assez bien desservie par les bus depuis Bogotá.
Inconvénients :
- Peu de choix de logements.
- Peu de choix de restaurants (surtout colombien).
- Peu d’intérêt à y séjourner, sauf pour accéder au parc Chingaza.
- Pas de transports publics desservant le parc Chingaza.
Guasca
Le village de Guasca est un point de départ idéal pour accéder à l’entrée menant aux Lagunas de Siecha du parc Chingaza. Cependant, les options d’hébergement y sont bien plus limitées qu’à Bogotá, et le village lui-même n’offre pas de réel intérêt touristique en dehors de sa proximité avec le parc, et sa proximité avec Guatavita.
Avantages :
- Possibilité de s’y rendre en transport en commun (et en marchant 1h30 tout de même).
- Économique. Il est économiquement plus intéressant de se rendre au parc depuis La Calera que depuis Bogotá.
- Assez bien desservie par les bus depuis Bogotá.
Inconvénients :
- Peu de choix de logements.
- Peu de choix de restaurants (surtout colombien).
- Peu d’intérêt à y séjourner, sauf pour accéder au parc Chingaza ou Guatavita.
Fómeque & San Juanito
Les villages de Fómeque et San Juanito constituent des points de départ idéaux pour accéder à l’entrée de La Paila du parc Chingaza. Toutefois, les options d’hébergement y sont extrêmement limitées, et ces localités ne présentent pas d’intérêt touristique en dehors de leur proximité avec le parc.
Avantages :
- Économique. Il est économiquement plus intéressant de se rendre au parc depuis ces 2 villages que depuis Bogotá.
- Il serait possible de s’y rendre en bus (mais peu d’horaires).
Inconvénients :
- Très très peu de choix de logements.
- Très très peu de choix de restaurants.
- Pas d’intérêt à y séjourner, sauf pour accéder au parc Chingaza.
- Peu desservis par les bus depuis Bogotá.
Remarques pour visiter Le Parc National Chingaza
Guide obligatoire
Pour randonner dans le Chingaza, il est obligatoire d’être accompagné d’un guide agréé. Cette règle vise à protéger l’écosystème fragile du parc tout en garantissant la sécurité des visiteurs (et assurer un équilibre financier).
Réservation obligatoire
Il est obligatoire de réserver à l’avance, car les guides et leurs disponibilités peuvent être limités, notamment lors des périodes de forte affluence. En général, une réservation quelques jours à l’avance suffit, effectuée par le guide.
Emmener de l’eau
Apporte suffisamment d’eau pour te désaltérer, surtout si tu bois beaucoup, car il n’y a pas de magasins où te ravitailler durant ta journée à Utría. La chaleur et l’humidité peuvent bien impacter ton besoin en eau.
Vêtements adaptés
Porte des vêtements adaptés au climat : différentes couches de vêtements, à ajouter ou enlever en fonction de la météo, qui peut rapidement changer durant la journée. Il peut faire bon, comme froid.
Crème solaire + Lunettes de soleil
Même si les températures restent modérées en raison de l’altitude, les rayons ultraviolets sont extrêmement puissants lors des journées ensoleillées. Il est donc essentiel de protéger la peau.
Imperméable (poncho, K-Way)
En montagne, la météo peut changer rapidement, et il n’est pas rare de se retrouver sous la pluie. Pense à emporter un bon imperméable, comme un poncho (pratique) ou un K-Way. Les averses peuvent être fortes.
Altitude & Effort physique
Les sentiers de Chingaza se situent entre 3 000 et 4 000 mètres d’altitude. Avance à un rythme modéré et hydrate-toi-fréquemment pour prévenir le mal des montagnes. Ce parc est déconseillé aux personnes peu habituées à l’activité physique ou ayant des problèmes de santé.
Respecter l’environnement
Respecte la faune en évitant de cueillir ou casser des plantes, notamment les frailejones, indispensables à l’écosystème du páramo. Et bien sûr, emporte tous tes déchets avec toi – ton guide y veillera ! D’ailleurs il est interdit d’entrer avec du plastique dans le parc.


